Parfois, ce qui semble être un défaut est une volonté du graveur. C’est le cas sur le 40 lepta de la série des Petites Têtes qui succède en tan que timbre d’usage aux Grosses Têtes d’Hermès en 1886.

40 lepta défaut volontaire

Le graveur, H. Hendrickx, a ainsi inclus un défaut volontaire montré ci-dessus dans le but de pouvoir identifier facilement les vrais timbres. Aujourd’hui cet élément serait classé « niveau 1 », c’est-à-dire un signe de sécurité visible à l’œil nu. Le niveau 2 correspond aux éléments visibles avec un outil et le niveau 3 les signes uniquement détectables par l’administration (banque centrale pour les monnaies par exemple).

40l faux Fournier obli Corinthe.jpg

Ici un faux Fournier, avec une oblitération ΚΟΡΙΝΘΟΣ (Corinthe). Le faussaire n’a pas reproduit le signe de sécurité présent sur l’original !

Cependant, si l’absence de cette marque indique un faux, sa présence ne confirme pas l’originalité du timbre… car des faussaires maitrisant la photolithographie (procédé d’imprimerie brevetée en 1855) permet de copier à l’identique un original et, ainsi, de reproduire sans le savoir le signe de sécurité introduit dans le timbre !

La meilleure arme reste donc la loupe pour détecter l’incohérence du papier et de la chromographie du timbre car même avec ce procédé d’impression on n’obtient pas un timbre totalement identique.

Source : Images transmises par Nikos du forum grec http://philotelists.forumgreek.com/